Au revoir

Résumé de cet épisode :

(à venir)
 
Après que j'ai vu de mes yeux toute la misère et la désolation que la mort peut traîner après elle, que j'ai connu la douleur de vivre seule et solitaire au milieu même de la foule, que j'ai passé par l'agonie d'une séparation cruelle au sein de l'affliction et de la pauvreté, qui nous auraient rendu plus nécessaire la consolation de les supporter ensemble, pouvez-vous vous étonner que je trouve ici un lieu de tranquillité et de repos, où, vous sentant à mes côtés, je ne sens plus ni désir ni regret ?
Charles Dickens (1812-†1870), Vie et aventures de Nicolas Nickleby (trad. P. Lorain)
 
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Avis personnel à propos de l'épisode

(à venir)
 

Par rapport à l'oeuvre de Frances Hodgson Burnett :

Frances Hodgson Burnett
Vis à vis de la nouvelle :

Placée à l'âge de 8 ans dans l'établissement de Mlle Mangin, Sarah a douze ans lorsque son calvaire prend fin tandis que, dans l'anime, quelques mois seulement se sont écoulés entre (vraissemblalement de février-mars à fin-décembre de la même année, son départ intervenant début janvier de l'année suivante).

Quoi que aient laissé entendre Me Carmichael et M. Crisford à Mlle Mangin, en l'assurant que jamais Sarah ne reviendrait dans son établissement, cet épisode montre qu'il n'en est rien : très probablement à l'instigation de Sarah elle-même, celle-ci fait part de son désir de retourner au collège mais en qualité d'externe. Le dénouement de la nouvelle, sur ce plan, a des conséquences nettement moins heureuses pour la directrice :

"C'était une expérience plutôt douloureuse pour Miss Minchin que de voir la fortune de son ancienne élève, comme elle en avait l'opportunité journalière, et de sentir qu'elle avait commis une grave erreur, sur le plan des affaires. Elle avait même essayé de la récupérer en suggérant que l'éducation de Sara dût être poursuivie sous son auspice, et elle alla jusqu'à faire appel à l'enfant elle-même.
_ Je vous ai toujours appréciée, dit-elle.
Alors les yeux de Sara la fixèrent et elle lui décocha un de ses étranges regards.
_ Vraiment ? répondit-elle.
_ Oui, dit Miss Minchin. Amélia et moi avons toujours dit que vous étiez l'enfant la plus intelligente que nous ayons avec nous, et je suis certaine que nous pourrions vous rendre heureuse -- comme pensionnaire.
Sara pensa à la mansarde et au jour où elle reçut des paires de gifles,-- et de cet autre jour, ce jour épouvantable, de désolation, où il lui avait été dit qu'elle n'avait plus personne au monde ; qu'elle n'avait ni foyer ni amis,-- et elle garda ses yeux dardés sur le visage de Miss Minchin.
_ Vous savez pourquoi je ne resterai pas avec vous, dit-elle."
Après cette réponse lapidaire de Sara, la directrice se résigne, non sans avoir l'audace d'adresser une facture où transparaissent toutes les dépenses engagées pour son éducation, dépenses très largement estimées. M. Carrisford la paie incontinent, parce qu'il pense que c'est ce que Sara souhaite, mais son mandataire, Me Carmichael, lui tient à cette occasion une conversation très désagréable où il lui expose avec rudesse tout le dégoût que lui inspire sa conduite (la teneur ne nous est pas rapportée).

M. Crisford s'avère prodigue de cadeaux et tâche de satisfaire, et même de devancer, les moindres désirs de Sara. Il semble qu'il conçoive quelque culpabilité quant à son implication dans la mort tragique de son père, au point de lui poser fréquemment la question "Etes-vous heureuse, Sara ?". D'ailleurs, une grande connivence finit par s'instaurer entre la petite et son bienfaiteur :

"Il y avait entre eux une petite plaisanterie selon laquelle il était un magicien, et pouvait ainsi faire tout ce qui lui plaisait ; et c'était l'un de ses délices que d'inventer des stratagèmes pour la surprendre avec des plaisirs auxquels elle n'avait pas pensé. Guère plus d'un jour ne passait où il ne faisait quelque chose de nouveau pour elle. Parfois elle trouvait de nouvelles fleurs dans sa chambre ; parfois un petit cadeau fantaisiste emballé dans quelque recoin étrange, parfois un nouveau livre sur son oreiller ; -- une fois alors qu'ils étaient assis ensemble le soir, ils entendirent le grattement d'une lourde patte sur la porte de la pièce, et lorsque Sara alla voir de quoi il retournait, il s'y trouvait un grand chien - un splendide boarhound russe avec un imposant collier d'or et d'argent. Se penchant pour lire l'inscription, Sara fut ravie de lire les mots : « Je m'appelle Boris ; Je sers la Princesse Sara »."
On aura pris soin de noter que, dans l'anime, Boris est le compagnon de M. Crisford dès son apparition et qu'en guise de cadeaux de même nature, il restitue à Sarah son poney et Bonaparte.

Dans l'anime, Sarah et M. Crisford vont rendre visite à la boulangère dès qu'elle rentre en possession de Jump ; en outre, le laps de temps qui sépare cet instant du moment où l'identité de la fillette est découverte paraît réduit. Dans la nouvelle, elle accomplit cette démarche près d'un mois après. Mais contrairement au dessin animé, où l'initiative de faire distribuer des petits pains naît à l'instigation de son protecteur, c'est là l'idée de Sara.

Si Sarah se sépare de ses amies pour retourner brièvement en Inde, dans la nouvelle, on ne sait si elle a conçu pareille entreprise puisque l'œuvre se termine après qu'elle ait quitté Anne et la boulangère, son attelage s'éloignant dans Londres.

Vis à vis du roman :
 

Par rapport à la vie de Frances Hodgson Burnett :

Frances Hodgson Burnett Après lui avoir annoncé son départ prochain, Lavinia glisse incidemment à Sarah que, lorsqu'elles se reverront, celle-ci sera probablement la Reine diamant et elle, la première dame des Etats-Unis si d'aventure elle épouse le Président. Or, lorsqu'ils habitaient Washington, Vivien et Lionel, les enfants de Frances, étaient très amis avec deux garçons du voisinage, Abe et Irving Garfield, fils de James A. Garfield, un sénateur républicain de l'Ohio. Ce dernier se présenta en 1881 à la présidence et les fils de Frances, quoique âgés seulement de 6 et 4 ans, soutenaient activement sa candidature à leur façon, hurlant "Rah for Garfield!" aux passants, en se suspendant à la fenêtre du premier étage. D'ailleurs, après son élection, Vivien et Lionel furent fréquemment invités à la Maison Blanche, se livrant à de folles courses de bicyclettes dans le hall de la prestigieuse demeure des présidents américains ! Malheureusement, Garfield sera grièvement blessé par un déséquilibré en juillet de la même année et mourra de ses blessures, les médecins ne pouvant extraire les balles qu'il reçut dans le dos.
 

Personnages figurant dans l'épisode :

Sarah Crewe
Becky
Amélia Mangin
Gertrude Mangin
Gertrude
Jessie
Lavinia Herbert
Lottie
Marguerite Saint-John
Marie la cuisinière
James le cuisinier
Peter
Tom Crisford
Ram Dass
Donald Carmichael
Janet Carmichael
Mme Carmichael
Me Carmichael
Anne
Couturier pour jeunes demoiselles (flash-back)
Enfant draguant la vase
Fleuriste
Jim, le ramoneur
Maggie
Mariette
Marinette
Mr Dufarge (flash-back)
Tante Eliza
Vitrier
Dorothée
Linda
Christelle
Diana
Jennifer
Pénélope
Jeanne
Suzanne
Serviteurs indiens
Emilie
Bonaparte
César
Jump
Melchisédech
Sulya
 

Divers

Anachronismes, erreurs et autres curiosités

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