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Un vrai miracle |
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Mais, durant de longs jours, Olivier resta insensible à toutes les bontés de ses nouveaux amis. Le soleil se leva et se coucha, se releva et se recoucha bien des fois encore, le garçon restait toujours étendu dans son lit de souffrance, à déperir sous les assauts dévastateurs d'une fièvre maligne. Le ver n'exerce pas plus sûrement son action dévorante sur le cadavre inerte, que ne le fait dans le corps vivant ce lent feu rampant. Faible, amaigri et blême, Olivier s'éveilla enfin de ce qui lui avait paru un rêve interminable et agité. Sans forces, il se souleva légèrement dans le lit, la tête reposant sur son bras tremblant, et jeta autour de lui un regard inquiet. (...) Petit à petit, il tomba dans ce tranquille et profond sommeil que seule peut donner la délivrance d'une souffrance récente, ce repos calme et paisible duquel c'est une douleur de sortir : qui donc voudrait, si telle était la mort, se voir de nouveau éveillé à toutes les luttes et à toute l'agitation de la vie, à tous ses soucis pour le présent, à toutes ses angoisses pour l'avenir et, par-dessus tout, à ses obsédants souvenirs du passé ! Quand Olivier ouvrit les yeux, il faisait jour depuis des heures. Le soleil brillait et l'enfant se sentit heureux et content. Il avait passé sans dommage majeur le moment critique de sa maladie, et il appartenait de nouveau à ce monde. |
Charles Dickens (1812-1870), les Aventures d'Olivier Twist (trad. Francis Ledoux) |
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Résumé de cet épisode : |
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Ce montage illustre la terreur que dut surmonter Becky pour parvenir jusqu'à la maison de la tante Eliza où se se trouvait le remède de la maladie de Sarah.
A l'heure où, dans la campagne, les dernières lueurs du jour s'évanouissent au fond des avenues, tandis que les arbres, courbés en forme de voûte, se couvrent de ténèbres épaisses ; à l'heure où, dans les parcs et les bois, les hautes et humides fougères, la mousse et les lits de feuilles mortes et les troncs d'arbres se dérobent à la vue sous des masses d'ombres impénétrables ; à l'heure où des brouillards surgissent des prés et des rivières (...). A l'heure où, de toutes parts, le crépuscule délivre les ombres emprisonnées depuis le commencement du jour, qui, maintenant, se rassemblent et se massent, pareilles à d'innombrables légions de fantômes.
Charles Dickens, Le Possédé (1848)
L'espace noir et désert était devant elle. Elle regarda avec désespoir cette obscurité ou il n'y avait plus personne, où il y avait des bêtes, ou il y avait peut-être des revenants. Elle regarda bien, et elle entendit les bêtes qui marchaient dans l'herbe, et elle vit distinctement les revenants qui remuaient dans les arbres.
Victor Hugo, Les Misérables (1862) |
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Avis personnel à propos de l'épisode |
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Par rapport à l'oeuvre de Frances Hodgson Burnett : |
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Vis à vis de la nouvelle :
La scène du "festin magique" intervient _ non pas après que Sarah fut tombée malade, car cet incident est propre à l'anime _ mais après les événements évoqués dans l'épisode 21 où la fillette a été privée de dîner. Après une journée harassante passée à faire des courses sous une pluie glaciale, l'estomac vide de n'avoir pu manger qu'un morceau de pain rassis et bu un peu d'eau, elle regagne sa mansarde, les yeux voilés de larmes, ne pouvant feindre un seul instant d'être plus heureuse ou d'incarner une princesse car elle se sentait "seulement comme une enfant épuisée, affamée, seule, terriblement seule", en songeant intérieurement que jamais, jamais elle n'aurait été aussi maltraitée si son papa était toujours de ce monde.
Et voici ce qu'il advint :
"Puis elle tourna la poignée et ouvrit la porte de la mansarde. (...)
_ Oh ! s'exclama-t-elle, le souffle coupé. Oh! Ça n'est pas réel ! Je sais que cela ne peut être réel !.
Et elle se glissa dans la pièce, ferma la porte et la verrouilla, et se tint adossée contre, regardant fixement droit devant elle.
Pouvez-vous le croire? Dans l'âtre, qui était vide, rouillé et froid lorsqu'elle l'avait laissé, mais que l'on avait maintenant noirci et fait reluire plutôt convenablement, il y avait un feu rougeoyant et flambant. Dedans, sur une plaque, il y avait une petite bouilloire en laiton, chuintant et en ébullition ; sur le plancher, étendu tout du long, il y avait un tapis moelleux et épais ; devant le feu se trouvait une chaise pliante, dépliée et avec, dessus, des coussins ; près de la chaise il y avait une petite table pliante, dépliée également, couverte d'une nappe blanche, et, dessus, étaient étalés de petits plats sous cloches, une tasse et une soucoupe, ainsi qu'une théière ; sur le lit, il y avait des couvertures neuves et douillettes, une curieuse robe rembourrée en soie, et des livres. (...) Il y avait du thé dans la théière qui n'attendait plus que l'eau bouillante de la petite bouilloire ; une assiette portait des tranches de pain grillé et une autre, des muffins. (...) Elle ouvrit un livre, et sur la page de garde figurait, calligraphié dans une étrange écriture, « A la petite fille de la mansarde »."
S'imaginant être dans un rêve éveillé, la fillette se croit un moment transportée au pays des fées puis, tant elle est stupéfaite par ce spectacle, elle entreprend de tout toucher et d'humer les plats pour s'assurer qu'ils sont bien réels. Mais sa réaction diffère de l'anime sur un point :
"Soudainement, _ n'était-ce pas une chose étrange pour elle de faire cela ? _ Sara cacha son visage dans sa curieuse robe matelassée, dont l'apparence suggérait qu'elle vînt de l'étranger, et fondit en larmes.
« _ J'ignore de qui il s'agit, dit-elle, mais quelqu'un se soucie un petit peu de moi. Quelqu'un se veut mon ami. »
(...) Elle pleura bien davantage à cette pensée étrange d'avoir un ami, _même un ami inconnu, _ qu'elle n'avait pleuré sur ses pires malheurs."
Vis à vis du roman : |
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Personnages figurant dans l'épisode : |
Sarah Crewe
Becky
Amélia Mangin
Gertrude Mangin
Gertrude
Jessie
Lavinia Herbert
Lottie
Marguerite Saint-John
Marie la cuisinière
James le cuisinier
Peter
Tom Crisford
Ram Dass
Dorothée
Linda
Christelle
Diana
Jennifer
Pénélope
Jeanne
Suzanne
Fleuriste
Serviteurs indiens
Emilie
Boris
Melchisédech
Sulya |
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Divers |
Anachronismes, erreurs et autres curiosités
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