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Vive les vacances ! |
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Résumé de cet épisode : |
| Vêtues de leurs plus beaux atours, toutes les élèves sont en joie car aujourd'hui est le jour des grandes vacances et toutes attendent que leurs parents viennent les chercher. Dans l'exubérance qui précède le départ, Mlle Amélia éprouve le plus grand mal à tempérer leur impatience. Mais, au sous-sol, alors que James et Marie cancanent, Becky et Sarah voient les tâches les plus rudes leur incomber, sans aucun répit. Toujours prodigue lorsqu'il s'agit de décerner des propos aimables, James assène à la petite orpheline que, pour elle, il n'y aura nulle vacance, mais deux mois pleins à peiner sous le travail. Les fillettes se hâtent d'ailleurs d'apporter les chaussures des pensionnaires : elles ont si peu de temps et tant de choses restent à faire ! Dans sa chambre, Lavinia pérore gaiement devant son parterre d'amies, dévoilant les merveilleux voyages auxquels elle s'apprête à goûter, en jeune fille riche, quand l'arrivée de Sarah l'interrompt. Comme d'ordinaire, le trio qu'elle compose avec Jessie et Gertrude savoure ce dernier instant en sa compagnie pour l'humilier et la tourmenter. Face à leurs sarcasmes, l'infortunée conserve toute sa dignité et est sur le point de prendre congé quand Lavinia sollicite un ultime service. Pleine de docilité, Sarah la suit pour s'apercevoir que, ce que celle-ci attend, c'est qu'elle porte ses bagages. Ils sont de fait si lourds que la malheureuse parvient à peine à les transporter à la force de ses petits bras frêles. Quel délice pour Lavinia de la voir ainsi ahaner et de l'aiguillonner à coups de mots assassins, la gourmandant pour sa lenteur et son peu d'empressement. Heureusement, Becky, surgie sur ces entrefaites, se propose de l'aider, faisant perdre au spectacle tout son sel. Pendant ce temps, devant le collège, une cohorte de fiacres s'amasse, avec son lot de parents charmés de revoir leurs progénitures après une si longue absence. Sarah et Becky assistent à ces retrouvailles placées sous le signe de l'allégresse, à distance respectable toutefois pour ne pas embarrasser les visiteurs, quand cette dernière somme Sarah de retourner aux cuisines. Une fois rendues, les yeux baignés de larmes, Becky s'excuse de la rudesse de ses paroles mais toutes ces scènes de réjouissance, exposées devant Sarah, lui paraissaient insoutenables de cruauté comme elles lui martelaient sans cesse la condition d'orpheline de sa compagne, privée de l'amour d'un père et d'une mère l'attendant ; n'y tenant plus, elle préféra l'entraîner à l'écart plutôt que d'en supporter la vue une seule seconde de plus. Pourtant, Sarah la rassure : elle s'est résolue à accepter son sort ainsi que la solitude qui l'accompagne. Ces mots aussitôt prononcés, la porte s'ouvre à la volée : Marguerite et Lottie sont venues lui dire au revoir. La petite gamine fond d'ailleurs soudainement en larmes, avouant qu'elle s'est sentie abandonnée par sa maman Sarah et il faudra toute la patience angélique de cette dernière pour la réconforter. Quoique les quatre filles admettent d'un ton faussement enjoué que ces vacances seront vite passées, elles appréhendent néanmoins ce moment de séparation. Plus tard, dans le collège devenu morne et silencieux, les deux fillettes s'activent à leurs travaux avant d'aller au marché ensemble, Becky ayant exceptionnellement obtenue la permission d'accompagner Sarah. Pendant qu'elles vaquent, à la pension, Mlle Mangin termine de faire les comptes, non sans amertume : le résultat n'est guère enthousiasmant, aussi songe-t-elle à se séparer de Becky, pour la durée des vacances, bien entendu. A l'énoncé de la nouvelle, celle-ci se réjouit à l'idée de revoir les siens, d'autant que Mlle Amélia lui a offert son vieux chapeau. Le sentiment de délaisser Sarah ternit quelque peu son bonheur mais cette dernière feint une parfaite insouciance devant son amie, enfouissant son chagrin. Laissée seule à ses pensées, Sarah ne peut dissimuler plus avant la tristesse qui est la sienne, elle qui se consolait par l'espérance que Becky serait à ses côtés pour ces deux longs mois. |
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Je me rappelle cependant que la lointaine perspective des vacances, après être restée longtemps comme un point immobile, semble enfin se rapprocher de nous et grossit à vue d'il ; que nous en vînmes bientôt à ne plus compter par mois, ni par semaines, mais bien par jours. |
Charles Dickens (1812-1870), David Copperfield (trad. P.Lorain) |
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La dernière cérémonie eut lieu à midi, le jour du départ. (...) Les servantes de l'établissement, ornées de leurs plus beaux bonnets, firent circuler les plateaux. Les jeunes filles sirotent et grignotent et les voitures commencent à heurter les pavés de la rue. Le moment de la séparation n'est plus éloigné. Mlle Twinkleton, déposant un baiser sur les joues de chaque jeune fille, lui confie une fort jolie lettre, adressée à son plus proche parent, et portant à l'un de ses coins : « Avec les meilleurs compliments de Mademoiselle Twinkleton. » Cette missive est remise d'un air qui éloigne toute idée qu'elle peut avoir trait à la note à payer ; on est tenté de penser, au contraire, qu'il s'agit de quelque délicate et agréable surprise. |
Charles Dickens (1812-1870), Le Mystère d'Edwin Drood (trad. C.B. Desrone) |
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Avis personnel à propos de l'épisode |
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Par rapport à l'oeuvre de Frances Hodgson Burnett : |
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Vis à vis de la nouvelle :
Vis à vis du roman : |
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Personnages figurant dans l'épisode : |
Sarah Crewe
Becky
Amélia Mangin
Gertrude Mangin
Gertrude
Jessie
Lavinia Herbert
Lottie
Marguerite Saint-John
Marie la cuisinière
James le cuisinier
Peter
Dorothée
Linda
Christelle
Diana
Jennifer
Pénélope
Jeanne
Suzanne
Emilie
César
Melchisédech |
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Divers |
Anachronismes, erreurs et autres curiosités
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