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Sarah, une fille de cur |
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Noirs dans la neige et dans la brume
Au grand soupirail qui s'allume,
Leurs culs en rond,
A genoux, cinq petits, - misère ! -
Regardent le Boulanger faire
Le lourd pain blond.
Ils voient le fort bras blanc qui tourne
La pâte grise et qui l'enfourne
Dans un trou clair.
Ils écoutent le bon pain cuire.
Le boulanger au gras sourire
Grogne un vieil air. (...)
Ils se ressentent si bien vivre,
Les pauvres Jésus pleins de givre,
Qu'ils sont là tous,
Collant leurs petits museaux roses
Au treillage, grognant des choses
Entre les trous. (...) |
Arthur Rimbaud (1854-1891), Les effarés |
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Jamais sang plus honnête ne fit battre un cœur. |
W. Wilkie Collins (1824-1889), La Dame en Blanc (Ed. Phébus, trad. L. Lenob) |
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Résumé de cet épisode : |
| Il est tôt et Sarah est déjà levée ; la fillette converse avec Mel et s'excuse auprès du souriceau de ne rien avoir pu lui apporter à manger. La voix pleine de chagrin et de lassitude, elle lui rappelle en effet les tragiques événements de la veille, ainsi que la punition qui lui a été échue : jeûner toute la journée. Becky ne tarde pas à la rejoindre. A l'instar de Sarah, elle s'avoue aussi abattue, tant la faim les oppresse. Malgré cela, les fillettes trouvent encore la force de rire de leur infortune. Toutefois, la servante est résolue à ne pas rester passive : elle presse Sarah de se vêtir afin de descendre au plus tôt aux cuisines. Peut-être pourront-elles y trouver quelques restes. Une fois en bas, profitant d'être les seules à être éveillées, Becky explore frénétiquement les meubles en quête de nourriture. Cependant, Sarah renâcle à l'imiter, craignant d'être prise sur le fait. Après quelques minutes, Becky trouve finalement des gâteaux secs sans pouvoir pourtant se réjouir, Marie entrant juste à ce moment. De justesse, Sarah parvient à les remettre à leur place sans que la cuisinière ne se doute de quelque chose. Cela ne l'empêche pas d'expédier sa mauvaise humeur sur les deux petites, les réprimandant pour ne pas avoir déjà entamé leurs tâches domestiques. Puis James arrive sur ces entrefaites, se plaignant d'avoir trop mangé au soir, devant les petites, affamées. Plus tard, dans un couloir, le chemin de Sarah croise celui de Lavinia et de ses amies. Avisant que la petite est épuisée, affaiblie par les privations, et qu'elle s'encombre d'un lourd sceau d'eau, Lavinia y voit l'occasion inespérée de donner libre cour à sa méchanceté : elle se rue dans les escaliers, poussant Sarah qui, impuissante, laisse échapper son sceau par-dessus la rambarde. La directrice, qui se trouvait juste en dessous, reçoit son contenu en pleine figure avant de tomber dans les marches. Qu'importe le témoignage de Lottie plaidant en faveur de Sarah, Mlle Mangin est furieuse. Elle somme sa sur d'appeler Marie sans délai. Cette dernière, après avoir traîné Sarah jusqu'au sous-sol, la projette violemment contre le mur, faisant tomber la fillette. Se faisant l'interprète de la directrice, Marie vitupère contre elle sans discontinuer. Pis, la malheureuse se voit derechef condamnée à être privée de repas pour la journée du lendemain. Dans sa chambre, emmitouflée, Mlle Mangin éternue bruyamment. Sa santé lui importe toutefois peu : elle confesse que la situation financière du collège la préoccupe au plus point, aussi s'est-elle résolue à solliciter la générosité des dames du comité. Dans cette intention, elle a rédigé une lettre devant être postée sans compter. Pour ce faire, elle exige que Sarah y aille, la pluie persistante représentant une opportunité pour la brimer un peu plus. La petite orpheline se met donc en chemin, le ventre vide, frissonnant sous les bourrasques glaciales. L'état de Sarah fait peine à voir : la fillette est terriblement fatiguée, minée, sans parler de l'eau qui s'insinue dans ses souliers élimés, rendant la marche davantage plus pénible. Elle essaie bien de penser à autre chose, d'oublier la faim qui la taraude, sans aboutir. In peto, elle songe qu'elle aimerait, si elle avait un peu d'argent par-devers elle, s'acheter un petit pain chaud. Or, par le plus grand des hasards, la voilà qui trouve une pièce de quatre pence en face d'une boulangerie. Pourtant, l'honnêteté de la fillette l'emporte : elle refuse en effet d'employer cette pièce perdue qui doit appartenir à quelqu'un d'autre. Aussi s'enquiert-elle auprès de la commerçante dans l'espoir d'apprendre qu'une personne a égaré la pièce qu'elle est venue rapporter. En dépit des paroles de la boulangère, lui assurant que la monnaie est sienne, Sarah ne peut se résoudre à accepter : elle juge plus morale de donner cet argent à un prêtre. Devant sa détresse et sa droiture, l'homme lui répond que cela était la volonté de Dieu et la convainc de la garder. Revenue devant la boulangerie, Sarah aperçoit une enfant en haillons, pieds nus malgré la pluie et la boue, toute dépenaillée, contemplant fixement les pains derrière la vitrine. La gamine paraît sauvage et s'éloigne dès que Sarah fait mine de lui adresser la parole, mais celle-ci devine à son air misérable et famélique que l'enfant est encore plus affamée qu'elle. A l'intérieur, avec sa pièce, Sarah achète quatre petits pains et en reçoit un autre, offert par la commerçante. Dès qu'elle est sortie, la fillette ne conserve qu'un seul petit pain pour elle, donnant tous les autres à la petite sauvageonne. D'abord incrédule, la gamine s'empresse de les dévorer pour assouvir son appétit. Sur ce, Sarah lui dit adieu. Mais dans la boutique, la boulangère et son mari ont tout vu. La compassion de Sarah, offrant ses pains alors qu'elle-même est la proie de la faim, les a émus : par imitation, la femme invite la petite mendiante à venir se sécher. Le soir, dans sa mansarde, Sarah mange le petit pain, en compagnie de Becky et de Mel. Là, le sentiment d'être venu en aide à quelqu'un d'encore plus démunie qu'elle apporte un peu de réconfort à la petite orpheline. |
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Dans Shoreditch High Street se trouvait une échoppe où des gâteaux figuraient dans la vitrine sur de grands plateaux, un plateau sur l'autre, jusqu'à une incalculable valeur. Devant cette devanture _ contre elle, aussi près que possible, son visage blanc à force d'être aplati _ Dicky se tenait là jusqu'à ce que le commerçant le chassât : jusqu'à ce qu'il n'eût qu'à fermer les yeux pour voir une fois de plus, dans le noir, les parts jaune vif avec leurs innombrables raisins secs. Une fois, un garçon de courses négligent, qui avait acheté une tranche, prit une bouchée si maladroite qu'il en ressortit que presque un tiers du morceau tout entier se rompît et tombât ; Dicky s'en empara, sur les pavés, et l'engloutit avant que son propriétaire ne vît vraiment sa perte. C'était un gâteau de qualité supérieure, à un penny. Mais une fois il était parvenu à s'acheter lui-même une tranche d'une qualité inférieure pour un demi-penny, dans Meakin Street. |
Arthur Morrison (1863-1945), A Child of the Jago (1896) |
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Avis personnel à propos de l'épisode |
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Par rapport à l'oeuvre de Frances Hodgson Burnett : |
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Vis à vis de la nouvelle :
Les circonstances présidant au déroulement de cet épisode diffèrent sensiblement. Ainsi, dans l'anime, Sarah est dépêchée sous une pluie battante pour poster une lettre, ce à titre de punition après la mésaventure survenue à Mlle Mangin. Ses forces sont chancelantes, la fillette ayant été privée de repas pour la journée après les péripéties de l'épisode 22, après que leur petite fête ait été découverte par la directrice (dans la nouvelle, la cause de la punition est tue). Mais, si l'on se réfère aux jours précédents, il est plus que probable que Sarah n'ait rien, ou du moins de façon notoirement insuffisante, mangé quelque chose (voir le dossier sur le régime de Sarah).
A titre de comparaison, voici ce qu'il advient dans la nouvelle (Le début de cet extrait renvoie à l'épisode 21 où Sarah est obligée de sortir plusieurs fois pour faire les courses, par un temps affreux) :
"C'était un après-midi épouvantable. Pendant plusieurs jours, il avait plu continuellement, les rues étaient glaciales et bourbeuses ; il y avait de la boue partout -- la boue de Londres, collante -- et, par-dessus tout, un voile de brouillard et de bruine. Bien sûr, il y avait plusieurs commissions longues et éreintantes à faire, -- il y en avait toujours les jours comme ceux-là, -- et Sara était envoyée dehors encore et encore, jusqu'à ce que ses habits élimés soient tout trempés. Les vieilles plumes grotesques sur son triste chapeau étaient plus maculées de boue et plus grotesques que jamais, et ses souliers opprimés étaient si trempés qu'ils ne pouvaient contenir davantage d'eau. Ajouté à ceci, elle avait été privée de dîner, parce que Miss Minchin souhaitait la punir."
Dans le dessin animé, Sarah se réconforte en songeant à son père, ne s'apitoyant nullement sur son sort et se ressaisissant en pensant à la honte qu'il éprouverait de voir sa fille se conduire avec si peu de courage. C'est assez étrange, si l'on considère le caractère de Ralph Crewe qui chérissait littéralement Sarah : on ne peut que penser que le premier sentiment qu'il éprouverait serait plutôt de la colère de voir sa fille ainsi maltraitée. Mais peut-être est-ce une manière pour Sarah de s'aiguillonner, en accordant la primauté à la dignité dont elle doit faire montre par le truchement de son comportement, afin que l'honorabilité des siens n'ait pas à pâtir de ses actes, ce bien que les circonstances difficiles qu'elle traverse puissent justifier qu'elle perde courage (de façon analogue, dans l'épisode 17, après les propos blessants de James et Marie, Sarah court pleurer dans sa mansarde, puis se force à surmonter son affliction). La petite orpheline essaie également de se figurer la vie douce et heureuse des Indes, comme si cette réminiscence pouvait travestir la réalité au point de ne plus lui faire sentir les affres de la faim. Mais c'est peine perdue. Dans la nouvelle, Sarah agit de même, mais en portant son imagination sur des sujets autres :
"Elle avait très faim. Elle avait si froid et si faim, était si épuisée que son petit visage avait un air hâve, et que de temps à autre, quelque personne ayant bon cur la croisant lui adressait un regard plein de compassion. Mais elle ignorait cela. Elle continuait à la hâte, tâchant de se consoler de cette étrange façon qui était la sienne en prétendant et en "imaginant," -- mais vraiment, cette fois-ci, c'était bien plus difficile qu'elle ne l'avait jamais trouvé, et une fois ou deux elle pensa que cela lui donna presque plus faim et froid, au lieu de produire l'effet l'inverse. Mais elle persévérait avec obstination. « Imaginons que j'ai de bonnes chaussures et un long manteau épais, des bas en mérinos et un parapluie intact. Et imaginons -- imaginons que, juste quand je sois près d'une boulangerie où ils vendent des petits pains au lait bien chauds, que je trouve une pièce de six pence -- n'appartenant à personne. Imaginons, si cela m'arrivait, que j'entre dans le magasin et achète six des petits pains parmi les plus brûlants, et que je les mange tous sans m'arrêter.»"
A noter que Sarah ne trouve pas la pièce de quatre pence sur le trottoir propre, mais dans la boue, où elle patauge, alors qu'elle essaie d'avancer du mieux qu'elle le peut sans glisser, en dépit de ses souliers abîmés.
Le passage où Sarah va demander l'avis d'un prêtre, afin de savoir si elle peut garder la pièce par devers elle, est un rajout des scénaristes.
Le geste de Sarah n'est dicté que par la compassion que lui inspire le spectacle d'Anne. Le texte de la nouvelle, en revanche, mentionne que cet événement était l'opportunité pour la petite de mettre à l'épreuve ses convictions et, notamment, son sentiment d'être une princesse et l'attitude altruiste allant de concert :
"C'était une petite forme encore plus triste que la sienne -- une petite forme qui n'était pas autre chose qu'un paquet de guenilles, lesquelles laissaient entrevoir de petits pieds nus, rouges et maculés de boue -- seulement parce que les haillons avec lesquels elle tentait de les couvrir n'étaient pas suffisamment longs. Au-dessus des hardes apparaissait une tête pathétique, avec une chevelure drue et emmêlée, un visage sale avec de grands yeux caves et faméliques. Sara sut que ces yeux étaient affamés dès qu'elle les vit, et elle éprouva une soudaine sympathie.
« Celle-ci, se dit-elle, avec un petit soupir, est du Peuple -- et elle a plus faim que moi. »
L'enfant _« celle du Peuple » _ leva le regard vers Sarah, et se rangea sur le côté en traînant les pieds, comme pour lui donner plus de place. Elle était habituée à s'effacer devant tout le monde. Elle savait que si un policeman, par hasard, la voyait, il lui dirait de « déguerpir ». (...) Rien que le fait de la regarder rendait Sarah encore plus faible et affamée. Mais ces petites pensées singulières étaient à l'uvre dans son cerveau, et elle se parlait à elle-même quoiqu'elle ait le cur navré.
« Si je suis une princesse, disait-elle -- si je suis une princesse -- ! Lorsqu'ils étaient pauvres et chassés de leurs trônes -- ils partageaient toujours -- avec le Peuple -- s'ils rencontraient quelqu'un de plus pauvre et de plus affamé. Toujours ils partageaient. Les petits pains sont à un penny chacun. Si ça avait été une pièce de six pence ! J'aurais pu en manger six. Ça ne sera pas suffisant pour aucune d'entre nous -- mais ça sera toujours mieux que rien.»"
Dans l'anime, la boulangère lui donne cinq petits pains (quatre achetés avec sa pièce de monnaie et un qui lui est offert). Sarah acquiesce, en remerciant la boulangère. Dans la nouvelle, l'ordonnancement de la scène diffère :
"_ Quatre petits pains, s'il vous plaît, dit Sara ; ceux à un penny pièce."
La femme alla à la vitrine et en mit quelques uns dans un sac en papier. Sara remarqua qu'elle en avait mis six.
_ J'ai dit quatre, s'il vous plaît, expliqua-t-elle. Je n'ai qu'une pièce de quatre pence.
_ J'en ai rajouté deux pour faire bonne mesure, dit la femme, avec son air bonhomme. Je suppose que tu finiras bien par les manger tôt ou tard. N'as-tu pas faim ?
Un voile s'éleva devant les yeux de Sara.
_ Oui, répondit-elle. J'ai très faim, et je vous suis très reconnaissante de votre gentillesse, et, était-elle sur le point d'ajouter, il y a une enfant dehors qui est bien plus affamée que moi. Mais juste à ce moment, deux ou trois clients entrèrent à la fois et chacun d'entre eux semblait pressé, aussi ne put-elle que remercier encore la femme et sortir." Vis à vis du roman : |
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Par rapport à la vie de Frances Hodgson Burnett : |
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L'on sait les scrupules moraux qui assaillent Sarah après qu'elle eut trouvé la pièce en argent devant la boulangerie ; même tenaillée par la faim, il lui faudra les chaleureux encouragements de la boulangère et toute la persuasion du prêtre pour en venir à bout, tant demeure vivace chez elle le sentiment que ce serait du vol que d'employer cette pièce aux dépends de son propriétaire légitime. Cette probité sans faille, également illustrée dans le roman, Frances la manifesta alors qu'elle vivait à Seedley Grove ; elle n'était certes âgée que de quelques années, mais cette conviction qu'elle prête à Sara est très certainement le reflet de ses croyances profondes. Mme Rimmer, la mère de sa meilleure amie d'alors, Emma, vendait pour la modique somme de quelques pence de la bière au gingembre, des bouteilles de framboise, des berlingots, des bulls' eyes (de gros bonbons à la menthe), des gâteaux d'Eccles (une spécialité d'une localité proche de Salford, consistant en une pâtisserie faite de pâte feuilletée avec une garniture un peu épicée) pour un penny, et des parkins (des gâteaux moelleux au gingembre avec de la farine d'avoine et de la mélasse) à un halfpenny pièce. Bien qu'elle ne disposât pas de l'argent, et alors que l'idée du crédit la rebutait, Frances se laissa persuader, devant l'insistance d'Emma, de succomber aux délices d'un parkin qu'elle payerait plus tard. Seulement, une fois rendue à la maison, après la première bouchée, une pensée la transporta d'effroi : elle pourrait bien ne jamais avoir de quoi rembourser ce parkin. Et il était hors de question de la rapporter à Mme Rimmer avec l'empreinte fraîche de ses dents imprimée dessus ! Frances boucla l'objet du délit dans le buffet de la salle à manger. La culpabilité d'avoir si mal agi l'obsédait tant que le sommeil la fuyait. On sait à quel point les traumatismes de la prime enfance influe sur la vie d'un individu ; des années plus tard, Frances clama qu'elle savait pleinement ce que ressentait un criminel ayant à se débarrasser d'un corps. Si bien qu'elle s'en ouvrit à John George, son frère ; il possédait un penny et, sensible à la détresse de sa sur, il s'empressa de régler Mme Rimmer, au grand soulagement de la petite. |
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Personnages figurant dans l'épisode : |
Sarah Crewe
Becky
Amélia Mangin
Gertrude Mangin
Gertrude
Jessie
Lavinia Herbert
Lottie
Marguerite Saint-John
Marie la cuisinière
James le cuisinier
Anne
Boulanger
Boulangère
Emilie
Melchisédech |
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Divers |
Anachronismes, erreurs et autres curiosités
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