La méchanceté de Lavinia

Résumé de cet épisode :

La pauvre Becky se fait durement humilier par Lavinia qui lui jette à la face ses bottines qu'elle juge mal cirées. Fulminant, cette dernière lui ordonne de recommencer et de les lui rapporter correctement lustrées cette fois-ci. Avec un sourire narquois, elle glisse que, maintenant, elle compte bien s'en prendre à Sarah. Dans la lingerie où celle-ci s'affaire à repasser, Becky surgit en larmes, aussi s'enquiert de ce qui a pu la mettre dans un pareil état. A la lumière de son récit, la fillette cire les bottines de Lavinia afin de les lui rapporter en personne. Mais Becky tente de l'en dissuader car c'est précisément ce qu'escompte Lavinia : humilier publiquement Sarah. Pourtant, la petite orpheline n'est pas dupe de ses manigances ; simplement, sa dignité lui permet de passer outre les vexations, aussi peu lui chaut ce qu'elle pourra lui dire ou faire. Dans sa chambre, Lavinia parade dans une somptueuse toilette qui lui vaut les compliments de ses compagnes. Face à Marguerite qui lui demande pour quelle raison elle est ainsi apprêtée, Lavinia se contente de répondre évasivement, ce qui ne fait qu'attiser davantage leur curiosité. Mais les fillettes sont interrompues par Sarah qui ramène la paire de chaussures. Lavinia les lui arrache des mains et exacerbe sa méchanceté, savourant chaque seconde, en l'accablant de ses sarcasmes. Puis elle lui intime l'ordre de l'aider à enfiler ses bottines. A demi prosternée à ses pieds, Sarah était loin de se douter que Lavinia puisse se montrer aussi blessante et cruelle. Heureusement, son supplice prend fin avec l'arrivée de Mlle Mangin, venue rappeler à Lavinia qu'elles doivent sortir. De retour auprès de Becky, Sarah parvient à composer et à ne rien laisser transparaître de ce qu'elle a enduré. Bien au contraire, la fillette excuse presque Lavinia de ses agissements qui trahissent un profond mal-être, ce qui assaille Becky de perplexité. Marie survient sur ces entrefaites. Elle les prévient que l'ancien appartement de Sarah va être occupé par une nouvelle élève, à leur grand étonnement, aussi doivent-elles nettoyer les lieux avant son arrivée. Cet événement intrigue grandement les pensionnaires : tout laisse deviner en effet que l'on attend quelqu'un d'important. Sarah doit d'ailleurs se rendre au marché, à la demande expresse de la directrice. En sortant du collège, elle remarque le mobilier luxueux de la nouvelle. Puis, à son retour de Covent Garden, les bras chargés de fleurs et de victuailles, Sarah aperçoit un fiacre arrêté devant le pensionnat. A la vue de Lavinia accompagnée de ses parents, la fillette comprend d'emblée qu'elle et la nouvelle élève ne font qu'un. Elle est plus ébranlée par cette découverte qu'elle ne veut le laisser paraître, ce notamment parce que Lavinia est l'objet de toutes les attentions. Celle-ci, avec ses parents, visite les nouveaux appartements qui lui sont dévolus. Mme Herbert, à la demande de sa fille, en profite pour formuler une autre requête à Mlle Mangin : Lavinia aimerait bénéficier d'une femme de chambre particulière. Et pour cette fonction, son choix s'est porté sur Sarah. La petite orpheline est atterrée par cette ultime vilenie de Lavinia. Conscientes de la tournure que prend la situation, la directrice et sa sœur se confondent en atermoiements. L'embarras provoqué par la demande de Lavinia n'échappe pas à son père au point que Mlle Mangin, ne sachant que décider, sollicite l'avis de Sarah. Le silence de la fillette semble durer une éternité : elle est consciente qu'en refusant, elle s'exposera à la vengeance de Lavinia qui atteindra des sommets dans l'abject et l'odieux. Stoïque, la voix étranglée par la douleur, Sarah acquiesce. Ces mots lui si sont pénibles à prononcer qu'elle manque de défaillir, sans le concours de Becky la soutenant de son mieux. Devant sa réaction, M. Herbert réalise que sa fille lui a dissimulé la vérité. En apprenant de la bouche de Mlle Mangin que Sarah était une de ses anciennes camarades, il comprend que Lavinia souhaitait humilier la pauvresse. Il en conçoit une grande colère, tant parce ces agissements le révulsent que parce que la force d'âme de Sarah contraste avec l'ignominie de sa fille : Celle-ci reçoit une gifle magistrale et se voit privée dorénavant de tout traitement de faveur. Encore en proie à la terrible émotion qu'elle vient de subir, lors du souper, Sarah songe que cette fois-ci elle a réussi à déjouer les bassesses de Lavinia. Pourtant ses propos n'arborent nulle trace de triomphe : la fillette sait pertinemment qu'elle lui fera payer au prix fort ce qui s'est passé durant la journée.
 
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Avis personnel à propos de l'épisode

"Sarah : _ Voilà, j'ai décidé... d'accepter... (sanglots)
Becky : _ Mais, mademoiselle Sarah...
Sarah : _ J'accepte... Puisque mademoiselle Lavinia a tellement envie de faire de moi sa femme de chambre particulière, je ne peux pas refuser...
Mlle Mangin : _ Oh, mais Sarah...
Mme Herbert : _ Mais qu'est-ce que ça veut dire ?!
M. Herbert : _ Excusez-moi mademoiselle, mais je crois que quelque chose m'échappe.
Mlle Mangin : _ Hum, et bien, euh... Cette jeune fille était entrée ici comme élève et... Hum, son père est mort, elle n'a plus de famille, alors nous avons décidé de l'accueillir ici. Vous voyez, c'est une bien triste histoire...
M. Herbert : _ Et toi, ma chère Lavinia, naturellement, tu t'es bien gardée de nous le dire...
Lavinia : _ Oh... Voilà... Ecoutez papa... Han...
(Sarah défaille)
M. Herbert : _ Je crois avoir tout compris. (il assène une gifle formidable à Lavinia)"
 

Par rapport à l'oeuvre de Frances Hodgson Burnett :

Frances Hodgson Burnett
Vis à vis de la nouvelle :

Vis à vis du roman :
 

Personnages figurant dans l'épisode :


Sarah Crewe
Becky
Amélia Mangin
Gertrude Mangin
Gertrude
Jessie
Lavinia Herbert
Lottie
Marguerite Saint-John
Marie la cuisinière
James le cuisinier
Peter
Dorothée
Linda
Christelle
Diana
Jennifer
Pénélope
Jeanne
Suzanne
Mr Herbert
Mme Herbert
Fleuriste
Willy, oncle de Peter
George, boucher
César
 

Divers

Anachronismes, erreurs et autres curiosités

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