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Gertrude Mangin |
Je suis sûr qu'elle avait un grand plaisir à déployer dans une pareille occasion ce qu'elle appelait sa présence d'esprit, sa fermeté, sa force d'âme, son bon sens, et tout le diabolique catalogue de ses qualités désagréables. Elle était parfaitement fière de son talent pour les affaires, et le prouvait en réduisant toutes choses à une question de plumes et d'encre, et en étant émue par rien. |
Charles Dickens (1812-1870), David Copperfield (trad. P. Lorain) |
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Il y a des gens qui, ne vivant uniquement que pour s'enrichir n'importe comment, et qui, ne se faisant aucune illusion sur la bassesse et la turpitude des moyens auxquels ils ont recours journellement dans ce but, affectent néanmoins, au point de s'y tromper quelquefois eux-mêmes, une grande dignité morale, et secouent la tête ou poussent de profonds soupirs, en se plaignant de la corruption du monde. |
Charles Dickens (1812-1870), Vie et aventures de Nicolas Nickleby (trad. P. Lorain) |
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Fiche signalétique : |
| Nom |
Gertrude Mangin. |
| Surnom |
Inconnu. |
| Sexe |
Féminin. |
| Age |
Inconnu (mais plus âgée de quelques années que sa sœur Amélia). |
| Cheveux |
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| Yeux |
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| Nationalité |
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| Taille |
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| Poids |
Inconnu. |
| Lieu de naissance |
Inconnu. |
| Lieux où le personnage a vécu |
Londres. |
| Statut |
Directrice d'une pension privée pour jeunes filles. |
| Signe particulier |
A élevé seule sa sœur Amélia en travaillant très jeune chez une tante ; c'est aussi de cette façon qu'elle a pu payer ses études.
Réputée avaricieuse.
Elle souffre de migraines chroniques (ép.3) qui nécessitent une médication particulière.
Aime le vin.
Se réserve le privilège de se faire servir son petit déjeuner au lit (et d'autres collations d'ailleurs).
Ne sait pas parler le français. |
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J'ai toujours été ployé tyranniquement sous une main de fer, ce qui m'a porté dans ma faiblesse à chercher une ressource dans le mensonge. J'ai été privé d'éducation, de liberté, d'argent, de vêtements, des premières nécessités de la vie, des plus simples plaisirs de l'enfance, des joies les plus ordinaires de la jeunesse. Il en est résulté chez moi l'absence d'émotions, de souvenirs, ou de bons instincts.
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Charles Dickens (1812-1870), Le Mystère d'Edwin Drood (trad. C.B. Desrone) |
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_ Ma chère âme, elles vous auraient aimée si vous aviez eu à vous deux cent mille livres, répliqua George ; ainsi le
veut l'éducation qu'elles ont reçue. Dans notre société, on ne connaît que l'argent comptant. Nous vivons au milieu des banquiers, des financiers de la Cité, et chacun d'eux, en vous parlant, a besoin de faire sonner ses guinées dans sa poche. |
William Thackeray (1811-1863), La Foire aux Vanités (trad. Georges Guiffrey) |
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L'avis de Princesse Sarah : |
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Par rapport à l'oeuvre de Frances Hodgson Burnett : |
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Vis à vis de la nouvelle :
Dès son premier jour dans le collège, Sarah conçoit une animosité croissante envers la directrice, qui se nomme Minchin _ comme dans le roman _ et non Mangin. Mais il est vrai que, si Sarah redoute d'abord cet aspect rigoriste de préceptrice victorienne dans l'anime, la directrice a, dans la nouvelle, une apparence quelque peu rebutante :
"Miss Minchin était de haute stature, et avait de grands yeux froids de poisson, et de grandes mains froides, qui semblaient pareilles à des appendices de poisson, également, car elles étaient moites et faisaient courir des frissons le long du dos de Sara quand elles la touchaient (...)".
La nouvelle fournit également un autre motif expliquant le ressentiment de la directrice envers la fillette : la maîtrise du français. Ainsi, cette scène :
""Je sais parler français mieux que vous, maintenant," dit Sara ; "Je le parlais toujours avec mon papa en Inde."
Ce qui n'était pas du tout poli, mais était douloureusement vrai ; parce que Miss Minchin ne pouvait pas parler du tout français, et, en effet, n'était pas du tout une personne intelligente."
Sarah fournit cette appréciation lapidaire quant à Mlle Mangin : elle est injuste et cruelle. Quoique elle conserve une partie de ce caractère dans l'anime, elle arbore dans la série une psychologie bien plus complexe qui ne saurait se résumer à une opposition duale bi../mal ou gentille Sarah contre méchante directrice.
Vis à vis du roman :
Sara associe spontanément l'apparence du collège à celui de la directrice (ce qui n'est pas le cas dans l'anime, le pensionnat ne paraissant aucunement rigoriste ou rebutant) :
"Par la suite, Sara se fit souvent la réflexion que la maison était quelque part exactement comme Miss Minchin. Elle était respectable et bien meublée, mais tout en elle était laid ; et les fauteuils même semblaient être rendus roides comme s'ils renfermaient des baleines. Dans le hall, tout était sévère et poli - même les joues rouges de la face lunaire de la grande horloge dans le coin affectaient un air austère pour la circonstance. (...) Elle était à l'image de sa maison, ressentit Sara : grande et morne, respectable et laide. Elle avait de grands yeux froids de poisson, et un sourire large et froid, comme celui d'un poisson."
Dans cette dernière description de la directrice, il semble que l'influence de Dickens, assez évidente dans la nouvelle, ait été atténuée (voir le dossier consacré à ce sujet). |
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Ce personnage apparaît dans les épisodes : |
| 1 , 2 , 3 , 4 , 5 , 6 , 7 , 8 , 9 , 10 , 11 , 12 , 13 , 14 , 15 , 16 , 17 , 18 , 19 , 20 , 21 , 22 , 23 , 24 , 25 , 26 , 27 , 28 , 29 , 30 , 31 , 32 , 33 , 34 , 35 , 36 , 37 , 38 , 39 , 40 , 41 , 42 , 43 , 44 , 45 , 46. |
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Doublage |
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Jocelyne Darche.
Autres voix interprétées par ce doubleur (liste non exhaustive) : ? |
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