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Borough de Southwark |
Cette ville qu'on a le tort de visiter la première, est la fin de l'Angleterre ; elle résume tout le pays. Chacun de ses quartiers qui sont autant de grandes villes, représente une des formes de la vie anglaise. Le faubourg de Southwark, est une manufacture, comme Manchester et Birmingham. La Cité, vend les articles manufacturés, comme Bristol et Liverpool. Le west end, qui est la demeure du beau monde et de l'aristocratie, produit moins qu'il ne consomme. |
Jules Michelet (1798-1874), Sur les chemins de l'Europe (1834 ; paru en 1893) |
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La cathédrale de Southwark (à l'origine St Saviour's), que l'on aperçoit peut-être fugitivement la silhouette lors du trajet jusqu'au collège au cours du premier épisode.
Ici, tout est petit. Sauf la Cité, vastes offices, banques, etc., sauf Southwark, énorme rue pleine d'usines et d'immenses wharehouses (...). Paul Verlaine, lettre adressée à E. Lepelletier (23 novembre 1872) |
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Dans le Southwark, vous ne trouvez que deux choses à considérer, une prison et un palais. Celui-ci, qui s'appelle le palais de Lambeth (Lambeth-House), est la résidence de l'archevêque de Cantorbéry, primat de l'Angleterre ; l'autre, qui est dite prison du Banc de la Reine (qeen'shench prison) sert à incarcérer tous les débiteurs, et toutes les personnes que condamne le tribunal du Banc de la Reine, pour libelles ou autres délits politiques. |
Abbé Jean-François Robert, Voyage à Londres (1851) |
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 J'allai le même jour voir cette célèbre brasserie de Barklay, qui paye à l'Etat un impôt de quatre millions et demi, et consomme en moyenne trois cent mille hectolitres d'orge par an. Après avoir un peu erré par les rues du quartier de Southwark, à la recherche de la porte, je demandai où elle était, et on me fit comprendre, à mon grand étonnement, que je me trouvais déjà dans la brasserie, et que je n'avais fait jusque-là que me promener entre ses murs. « Mais appelez-la donc la ville de Barklay ! » dis-je à mon guide. Le flegmatique Anglais sourit, et, par reconnaissance, se répandit en explications minutieuses, en me faisant circuler dans les interminables labyrinthes de ces édifices, autour de lacs d'écume, entre des tonnes titaniques, et de bruyantes cascades de bière ; et quand enfin je lui demandai une trêve pour mes pauvres jambes, il me mena me reposer sur une haute terrasse. De là, me montrant de son bras étendu, comme un général son campement, ce vaste ensemble de maisons, de magasins, d'écuries, de greniers et de cours qui forment la brasserie Barklay : « Voilà, me dit-il fièrement, la plus grande brasserie de la terre ! » |
Edmondo de Amicis, Souvenirs de Paris et de Londres (1874) |
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Spectacle de marionnettes (Punch & Judy), dans Trinity Square. |
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L'endroit où l'avait adressé M. Cheeryble formait une rangée de maisons sans élégance et même sans propreté, située dans les limites privilégiées de la prison du banc du roi, à quelques centaines de pas de l'obélisque de Saint-Georges-des-Champs [St. George's Fields]. Ces limites privilégiées forment comme un asile auprès de la prison ; elles comprennent une douzaine de rues où les débiteurs qui peuvent se procurer de l'argent pour payer des droits assez considérables dont leurs créanciers ne retireront aucun profit, sont autorisés à résider en toute sûreté, grâce à la sagesse de ces lois éclairées qui laissent le débiteur sans argent mourir de faim dans un cachot, sans même lui fournir la nourriture, les vêtements, le logement et le chauffage qu'elles ne refusent pas aux criminels convaincus des plus noirs forfaits, à la honte du genre humain. Pour moi, je trouve que de toutes les plaisantes fictions qui représentent la loi toujours occupée à bien équilibrer sa balance, il n'y en a pas de plus plaisante ni de plus amusante pour l'observateur, dans la pratique, que celles qui suppose tout homme égal devant son impartialité, et toutes ses grâces également accessibles à tout individu, sans tenir le moindre compte de la monnaie qui garnit son gousset.
C'est vers cette rangée de maisons que Nicolas dirigea ses pas, suivant les indications de M. Charles Cheeryble, sans se troubler la cervelle de la moindre réflexion sur la balance de Thémis, et c'est à cette rangée de maisons qu'il arriva enfin, le cur palpitant, après avoir eu à traverser d'abord un faubourg sale et poudreux qui, en fait d'objets intéressants, présente partout aux yeux des théâtres de marionnettes, des huîtres, des crabes et des homards, du gingerbeer, des voitures de déménagements, des boutiques de fruitière, des étalages de fripiers. Devant chacune de ces maisons étaient des jardinets complétement négligés sous tous les autres rapports, mais qui formaient comme autant de petits magasins de poussière, qui attendaient là que le vent tournât le coin de la rue pour venir la balayer sur la route. |
Charles Dickens (1812-1870), Vie et aventures de Nicolas Nickleby (trad. P. Lorain) |
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Ce quartier étant contigu à celui de Lambeth, où se trouve le collège de Mlle Mangin, il est plus que probable que Sarah s'y soit aventurée à de nombreuses reprises (par exemple, en revenant du port, dans les épisodes 19 et 33). |
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