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La violence dans le dessin animé |
Episode 9 |
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Après avoir bousculé par inadvertance James, Becky tombe à terre ; dans sa colère, le cuisinier expédie avec rage un coup de pied dans le sceau qui vient frapper de plein fouet la petite servante à la tête. Un tel acte de violence aurait normalement dû valoir à son auteur une amende de quelques shillings (si l'on se réfère à un petit livre édifiant signé Henry Romeike, de 1884, et intitulé Wife Beater's Manual _ le Manuel des maris qui battent leurs femmes _ recensant des décisions de jurisprudence, on peut trouver une correspondance entre acte de violence et peine prononcée par les tribunaux de l'époque : jeter des pincettes à la tête de sa femme fut jugée passible d'une amende de 2 shillings et 6 pence ; frapper sa femme avec un morceau de bois valut une amende de 5 shillings au mari indélicat).
On notera le traitement réaliste de cette scène et la froideur délibérée avec laquelle James se livre à un acte de violence envers une enfant, fut-elle une domestique maladroite. |
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Episode 11 |
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| Mlle Mangin saisit Becky par le bras et le poignet pour la jeter contre le mur où elle s'affaisse sous la violence du choc. Ainsi décomposée, la scène paraît être empreinte d'un certain théâtralisme : la directrice empoigne le bras de Becky, bras dont la fillette se sert pour marquer une distance et se protéger ; les linéaments du visage de l'adulte sont caricaturaux, déformés par une colère exacerbée et sans commune proportion avec la faute imputée à la servante (s'être dissimulée sous une table et avoir surpris une conversation) ; de même, la saisie revêt une nature artificielle, à l'image d'une prise issue d'un art martial (on y perçoit comme un ritualisme, avec un mouvement décomposé pour produire un effet, plutôt qu'un acte de violence simple et direct, à l'instar d'une gifle) : on y voit une projection, l'enfant étant rejeté brutalement (doit-on y discerner la symbolique d'une exclusion ?). On notera que la victime présente toujours le même profil puisque seules les petites bonnes subissent ce type de cruauté. Enfin, dernière constante dans la représentation de ce genre de scène, la petite victime heurte un obstacle, d'ordinaire un mur ou le sol, et demeure hagard, réduite à l'impuissance par la brutalité du coup : ce dernier élément fait penser à ces phrases toute faites que l'on adresse parfois à l'endroit des enfants se blessant après un coup ("le mur t'en a rendu deux") ; en l'espèce, on peut presque parler de violence par interposition : c'est l'obstacle qui inflige la douleur, non le bourreau directement, comme s'il s'agissait pour l'auteur de l'acte de nier sa responsabilité pour la rejeter sur autrui. |
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Episode 12 |
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| Dans cet épisode, Peter se retrouve être la victime de deux gestes de violence à son endroit. D'abord, lorsqu'il tente de s'opposer à ce que Me Barrow parte avec Jump, lequel renâcle ostensiblement, l'avoué le repousse avec brusquerie au point de le projeter contre le mur de l'écurie. Puis, lorsqu'il essaie de voir Sarah : James le ceinture vigoureusement mais le petit palefrenier parvient à échapper à son étreinte pour gagner les appartements de Sarah ; la directrice et le cuisinier l'ayant rejoint sur ces entrefaites, James s'emploie à le chasser, sans ménagement aucun, en l'agrippant et en essayant de l'expulser du salon. C'est alors que Mlle Mangin, courroucée par son opiniâtre résistance, lui décoche un coup de pied le contraignant à céder. L'acte ne passe pas inaperçu de Sarah qui, chose très rare, laisse paraître tout le ressentiment que lui inspire cette conduite à travers sa physionomie, avant de se reprendre et de se rasséréner pour redevenir maîtresse d'elle-même. |
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Episode 39 |
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| Dans cet épisode et le précédent figure la découverte de la "magie". A tort, la directrice imagine qu'il s'agit là de biens volés. Dans son courroux, elle châtie Sarah en l'excluant du pensionnat : après sa mansarde sordide et inquiétante (voir les frayeurs que la petite éprouva lors de la nuit de l'épisode 12), elle se retrouve désormais prisonnière d'une étable battue par les vents en pleine froidure automnale (et la petite de souligner par la suite le sort commun qui lui est échu : elle dort à présent dans l'endroit où était son poney, un animal). Lors de ce moment, Marie est chargée d'amener la fillette dans l'étable ; après avoir ouvert la porte, elle se saisit de Sarah par le poignet et la projette par terre. |
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