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Appartements de Sarah |
Chambre à coucher |
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Vue détaillée du mobilier qui orne la chambre de Sarah. Le lit est assez remarquable, avec ses lignes droites et sobres qui paraissent inspirées de l'Antiquité ; la tête et le pied sont parés de palmes de lauriers dorés, très certainement des dorures sur tissus plus que du bronze. Le tableau floral, très conventionnel, ne dénote pas une grande recherche artistique. Dans l'ensemble, la décoration témoigne d'un certain classicisme, bien éloigné de la surabondance de bibelots coutumière de l'époque. |
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Les murs sont tapissés de papier peint, un élément de décoration qui connaîtra une grande vogue sous l'ère victorienne avec le développement des techniques de reproduction. A l'origine, les Victoriens aimaient bien les coloris vifs, avec des alternances de couleurs claires et foncées ; à partir de 1870-80, le mouvement esthétique militait plutôt pour des tons plus adoucis, le vert étant alors recommandé dans les chambres pour ses propriétés apaisantes. Contrairement à ce qui apparaît ici, les tableaux étaient fréquemment suspendus à l'aide de cordes mises en évidence ; tout l'art de l'arrangement consistait alors à harmoniser les tons de la cordelette soutenant la peinture aux couleurs de la pièce. |
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Tableau suspendu au-dessus du lit de Sarah. Il s'agit d'une reproduction d'une église de Venise, celle de Santa Maria della Salute. Ce sujet ayant été fréquemment peint, il est difficile de nommer l'auteur de l'uvre originelle ; d'après l'angle de vue particulier, nous pouvons avancer les noms de Francesco Guardi (1712-1793) et d'Eugene Boudin (1824-1898), un peintre impressioniste (mais la toile de ce dernier date de 1895). A la demande expresse de Me Barrow, dans le premier épisode, il sera ôté, de crainte qu'il ne se décroche et blesse la fillette dans son sommeil. |
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Salon |
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Double-vue du salon de Sarah (cliquez pour agrandissement). |
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Vis à vis du roman :
Ses appartements semblent différer grandement, à en juger par la lecture de ce passage extrait du roman, de la vision qu'en avait l'auteur ; les scénaristes ont en effet privilégié l'aspect luxueux de la chose ce qui, d'une certaine façon, ne fait que renforcer la féerie du dessin animé et la condition supérieure de Sarah. Etrangement, toutes les allusions aux Indes ont été tues dans l'anime ; seul M. Crisford sera associé à des objets de style indien.
"Elles ne ressemblaient pas aux autres pièces, lesquelles étaient plutôt dépouillées et sans fioritures. On attendait en effet des élèves ordinaires qu'elles se satisfassent du strict nécessaire. Aux yeux de la petite servante, le douillet salon de Sara paraissait incarner un havre de luxe alors que ça n'était, somme toute, qu'une jolie petite pièce bien éclairée. Mais elle renfermait des tableaux, des livres ainsi que de curieuses choses amenées des Indes ; il y
avait là un sofa et une chaise basse et confortable. Emilie aussi avait sa propre chaise, dans laquelle elle trônait avec l'air d'une déesse qui aurait présidé une cérémonie, et il y avait toujours un bon feu dans l'âtre, rougeyant derrière une grille polie."
Les appartements de Sara abritent la peau d'un tigre, animal tué par son papa en personne. A ce titre, la petite l'affectionne grandement :
"(M. Crewe) a tué des tigres. Il a tué celui dont la fourrure est dans la chambre de Sara. C'est pourquoi elle l'aime tant. Elle s'allonge dessus et lui caresse la tête, en lui parlant comme s'il s'agissait d'un chat." |
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