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Episode 2 : La poupée Emilie |
| [curiosité] : Quoique Peter soit rentré au service de sa fille en qualité de cocher, il conserve ses anciens vêtements, élimés et trop courts, M. Crewe n'ayant pas jugé apparemment utile de lui acheter une tenue de fonction plus correcte (alors que Mariette, elle, dispose d'habits appropriés). |
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| [faille dans l'intrigue] : Sarah évoque auprès de son père les nombreux amis qu'elle a dû laissés aux Indes. Etrangement, après le décès de Ralph Crewe, les parents de ceux-ci ne se manifesteront aucunement pour savoir ce qu'il est advenu de sa fille bien aimée, alors que le décès d'un homme naguère fortuné (et en état de faillite) ne saurait passer inaperçu. Voir à ce sujet le dossier sur l'enfance de Sarah en Inde. |
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| [anachronisme] : On voit dans le rayon d'un magasin de jouet un ours en peluche ressemblant grandement à un Teddy bear. Or ce genre de jouet manufacturé n'est apparu que plus tardivement : en novembre 1902, alors que le Président Théodore "Teddy" Roosevelt rentrait bredouille d'une chasse dans le Mississippi, les organisateurs imaginèrent de lui faire plaisir en enchaînant un ourson à un arbre pour satisfaire ses appétits. Mais le Président refusa de commettre un tel geste. L'incident, rapporté et caricaturé par Clifford Berryman dans le Washington Post du 16 novembre 1902, donna l'idée à deux émigrés russes, Rose et Morris Michtom, de commercialiser un ourson en peluche baptisé Teddy en son honneur, qui remporta un succès immédiat. |
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[anachronism e] : Dans leur quête visant à trouver Emilie, l'on peut apercevoir Sarah et son père déambuler dans une rue bordée d'un long édifice de style Tudor. Quoique l'apparence laisse présumer qu'il s'agisse d'une très ancienne bâtisse londonienne, en réalité, il n'en est rien : la M. Crewe et sa fille se promènent en fait dans Great Marlborough Street et passent devant la façade du magasin Liberty's. Or, si la première boutique Liberty's fut fondée en 1875 par Arthur Lasenby Liberty (il y vendait des soieries orientales), le magasin que l'on peut voir dans cet épisode fut conçu par les architectes E.S. et E.T. Hall en 1924-25 (soit près de quarante ans après la date où est censée se dérouler la série). A la demande du commanditaire, ils entreprirent la création de cette folie « néotudoresque », avec ses fenêtres serties de plomb, ses tuiles faites à la main ; quant au bois des colombages, il provint de deux bâtiments de guerre du XIXe siècle, le H.M.S. Hindustan et le H.M.S. Impregnable. |
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[curiosité] : Les Esquisses de Boz, de Charles Dickens, constituent une somme de renseignements de premier plan sur le Londres victorien. Outre la drôlerie des articles, il y est question de sujets délaissés par la littérature, comme les berlines ou les déboires d'un loueur de meublé. L'un des récits aborde la question des cochers et des abreuvoirs ; la description semble avoir inspiré les créateurs de la série pour cette scène :
Quant au cocher, il est dans la maison du poste d'eau ; et l'abreuveur de chevaux, les mains fourrées dans les poches aussi profondément qu'elles le peuvent, danse la « matelote » devant la pompe, afin de ne pas laisser se refroidir ses pieds.
L'on n'aperçoit pas le personnage de l'abreuveur (c'est lui qui se charge de pomper l'eau pour alimenter les abreuvoirs) mais Peter, tout aussi transi, sautille lui aussi pour se réchauffer. |
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| [curiosité] : Dans cet étal d'une des échoppes du bazar, on remarquera la très grande ressemblance de la poupée blonde (sa coiffure, avec sa mèche et son épi ; seule la teinte change, peut-être pour que cet hommage n'apparaisse pas de façon trop flagrante comme une violation des droits de propriété intellectuelle) avec le très célèbre personnage de manga et d'anime d'Osamu Tezuka, Astro le petit robot. Ce qui est cocasse, c'est qu'Astro a une petite sur qui se prénomme, dans la version française, Uranie, et, dans la version anglaise, Astrogirl, Uran... ou Sarah ! A noter qu'Astro possède un petit chien ayant pour nom... Jump. |
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| [curiosité] : Après que le couturier lui ait offert Emilie, Sarah manifeste son appréhension : "Mais, ma petite Emilie va prendre froid si elle n'a que ces vêtements-là ; il faut absolument lui en trouver d'autres !". Et le commerçant de rapporter, dans le détail, tous les articles qu'il confectionne. Le père de Sarah, pour le remercier de son geste, se propose de le dédommager pour tous les vêtements qu'il donnera à Sarah. D'ailleurs, lorsqu'il sort de sa boutique, il porte un paquet sous le bras. Mais, étrangement, jamais par la suite on ne verra Emilie porter d'autres habits que sa parure rouge et blanche (ce qui n'est pas le cas dans le roman). |
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