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Episode 1 : Le collège de Mlle Mangin |
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| [anachronisme] : Si l'action se déroule à Londres en 1885 comme l'affirme le prélude de la v.o., il est rigoureusement impossible que Sarah et son père résident à l'hôtel Savoy, ce dernier n'ayant ouvert ses portes que le 6 août 1889. |
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| [erreur factuelle] : Lorsque Sarah contemple depuis son balcon le panorama qui s'étend à ses pieds, son regard embrasse Victoria embankment. Or, l'obélisque de Cleopatra's needle n'apparaît nulle part alors qu'il est normalement visible depuis l'hôtel Savoy. |
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| [curiosité] : Lorsque Sarah frappe à la porte, elle assène deux coups secs à l'aide du heurtoir. En fait, le nombre de coups signale la condition du visiteur : un seul coup pour un domestique ou un fournisseur, deux coups pour le facteur, une série de coups pour un visiteur de qualité (William Darcy, Nouveau guide général du voyageur en Angleterre, 1862 ; voir aussi la note à propos de l'épisode 45). Mais cette entorse aux règles du savoir-vivre s'explique bien évidemment par la petite taille de Sarah pour laquelle le heurtoir est presque hors de portée. |
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| [erreur factuelle] : Présence de lustres éclairés à l'aide de bougies, à l'étage où logent les élèves. Or la pension est également équipée de l'éclairage au gaz. Mais il se peut, comme le remarque habilement Frédéric Goetzinger, que la présence des lustres soit tout simplement antérieure à l'installation du gaz dans la pension. |
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| [continuité] : Sarah orthographie son prénom, sur la buée de la vitre, tel qu'il figure dans le roman éponyme, c'est-à-dire sans h final. Cette erreur se retrouve également dans l'épisode 11. |
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[curiosité] : Dans l'article portant sur West Square, la placette sise dans le quartier de Lambeth où est supposé se trouver le collège de Mlle Mangin, nous rappelions que le célèbre acteur et cinéaste Charlie Chaplin y vécut, ainsi qu'en témoigne son autobiographie. Nous nous faisions de surcroît l'écho des hommages qui paraissent lui être rendus par les créateurs de la série, hommages disséminés au gré des épisodes (33 et 38, par exemple). Ainsi le personnage de Peter, le petit palefrenier cockney, semble devoir beaucoup à la figure du Kid issu du film du même nom, interprété par Jackie Coogan. Absent de l'uvre éponyme, Peter est né de l'imagination des scénaristes de la série ; ce gutter child dont parle si dédaigneusement Sara dans le roman incarne un personnage secondaire plus qu'attachant, qui s'avèrera d'un précieux secours bien des fois où la fillette sera en proie à la détresse (cf. épisode 15, lorsqu'elle se fait dérober son argent ; l'épisode 19 où l'ingéniosité de Peter lui permet d'envoyer une lettre vers les Indes ; l'épisode 35 où il se dépêche de ramener Becky avec le remède antipyrétique concocté par la tante Eliza ; l'épisode 42 où il recueille Sarah jetée à la rue) ; d'ailleurs la fillette louera plus d'une fois son intelligence pratique (par opposition à la sienne, académique), avant de mesurer le drame du contexte sordide dans lequel il évolue, celui d'une misère où les enfants en sont réduits à trier des ordures ou à patauger dans la boue, jambes nues, en hiver (l'épisode 42 se veut un portrait sans concession des bas-fonds de Londres, probablement de l'East End, bien que la réalité historique ait été encore plus terrifiante). On remarquera ainsi la similarité existante dans la tenue vestimentaire : le pull large, le pantalon et surtout cette grosse casquette en tissu épais (Jackie Coogan, âgé de 7 ans au moment du tournage, continuera à être photographié dans cette tenue bien des années après, à des fins promotionnelles) ; l'apparence physique se prête aussi à la comparaison, avec cette coupe de cheveux, désordonnée. Tout comme Peter, le Kid se distingue par sa propension à survivre au moyen d'expédients, pauvreté oblige (on pensera à la scène du compteur à gaz, par exemple, ou à la façon dont le Vagabond et le fils adoptif vivent d'une activité plutôt douteuse). Enfin, si le film a pour point de départ la trouvaille d'un landau contenant un nourrisson abandonné (Jackie Coogan), recueilli par le Vagabond (Charlie Chaplin), l'épisode 42 présente un contenu analogue : Sarah se voit hébergée par Peter et ses parents qui habitent un logement de fortune, ce en dépit de leur indigence. La ressemblance se poursuit au point que dans le film, l'enfant est soustrait au Vagabond par les autorités qui souhaitent le confier à un orphelinat ; le gamin est placé de force dans une carriole qui l'emmène et Charlot se lance à leur poursuite. Or, dans ce même épisode, Mlle Amélia reconduit Sarah au collège dans un cab, avec Peter courant derrière leur voiture.
Nota Bene : l'image de l'anime est extraite de l'épisode 15, afin de faciliter la comparaison. |
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[curiosité] : La scène où le père de Sarah lui offre un poney, Jump, à titre de présent, n'est pas sans présenter quelque similarité avec un passage analogue dans la version cinématographique du Petit Lord Fauntleroy, une adaptation d'un autre ouvrage écrit par Frances Hodgson Burnett (Dans le roman, M. Crewe, au cours d'une discussion avec la directrice, précise que sa fille devra avoir un poney avec un attelage mais il n'y a aucune scène où l'on voit le lui offrir). Ainsi, dans le film de John Cromwell, le petit Lord confie à Me Havisham que son rêve le plus cher serait d'avoir un jour un poney. Peu de temps après son arrivée en Angleterre, son grand-père, qui l'a pris en affection tout en essayant de le garder séparé de sa mère, lui fait cadeau d'un poney, pour la plus grande délectation de l'enfant. Dans le livre, si Cédric, le héros dont il est question, tait que ce serait le plus beau des présents, son grand-père, le Comte de Dorincourt, lui offre également un poney, ce qui le transporte de joie :
"_ Il y a quelque chose dans les écuries qu'il vous faut voir d'abord, dit-il. (...) Nous allons faire demander l'attelage. Puis il ajouta sèchement : « C'est un poney ».
Fauntleroy prit une longue inspiration.
"_ Un poney ! s'exclama-t-il. A qui appartient-il ?
_ C'est le vôtre, répondit le Comte.
_ A moi ? cria le petit garçon. A moi... Comme les choses à l'étage ?
_ Oui, dit le grand-père. Aimeriez-vous le voir ? Dois-je ordonner qu'il soit amené ici ?
Les joues de Fauntleroy devinrent écarlates encore.
_ Je n'aurais jamais cru avoir un poney ! fit-il. Je n'aurais jamais cru cela !" |
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| [curiosité] : S'il se peut donc que le Petit Lord Fauntleroy ait servi de source d'inspiration pour la scène où Sarah le découvre pour la première fois, avec son attelage, la version de Petite Princesse (The Little Princess, de 1939), de Walter Lang, constitue également une piste plausible : en arrivant au collège avec son père, Sara a la surprise de trouver son poney chassé au dehors de l'établissement par Hubert Minchin et un palefrenier. Après que la directrice l'ait acceptée comme élève, Sara a tout loisir de prendre des cours d'équitation (on voit à gauche Geoffrey Hamilton, son professeur en la matière). Notons que, dans le film, l'on aperçoit aussi les écuries où Sara va converser quelques minutes avec son poney, assise sur la paille, afin de permettre à M. Hamilton et à Mlle Rose de poursuivre leur idylle amoureuse naissante (passage ayant peut-être inspiré les moments cruels où Sarah est reléguée dans l'étable, dans l'épisode 38). |
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| [curiosité] : Le personnage de Sulya, le petit singe de Ram Dass, n'existe pas dans la version cinématographique de Walter Lang. A la place, le serviteur indien a pour compagnon un perroquet chatoyant du nom de Lady Randy. Peut-être est-ce là la source d'inspiration pour Bonaparte, le perroquet de Sarah dans le dessin animé. |
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